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Céramiques,
Porcelaine,
Verre
églomisé,
Porcelaine "Kakiemon" Japonaise,
Polychromie,
Les Estampilles, Frères
Martin, Faïences,
Menuisiers
et Ébenistes, Savonnerie, "c"
couronné, Laques
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| CÉRAMIQUES
• Céramiques à
pâte poreuse : poterie mate, poterie vernissée, faïence.
Le mot faïence vient de Faenza, centre de production de céramique de l’Italie du XVIe. La majolique désigne uniquement la faïence italienne. La faïence dite “stannifère”.
Aprè s une cuisson de dégourdi (900°C), la pièce
en argile est recouverte d’une glaçure à base d’oxyde d’étain
(émail) à laquelle elle doit sa couleur blanche. Le décor
peint est ensuite appliqué sur l’émail séhé
avant la seconde cuisson dite “de grand feu”. “Le petit feu” vint plus
tard, au XVIIIe siècle en Europe. Il permettait lors d’une cuisson
à plus basse température (750°C) d’employer des couleurs
moins résistantes à la chaleur.
• Céramiques à
pâte impérméable : les grès, la porcelaine.
• Céramique à
pâte siliceuse
LA PORCELAINE : UN LUXE FRAGILE VENUE DE CHINE La belle porcelaine de Chine fut une des premières importations orientales de la Compagnie hollandaise des Indes Orientales. Dès le début du XVII° siècle, cet article d'exportation chinois représentait un objet de collection recherché et un bien durable précieux. Initialement les portugais la rapportaient de la Chine, pour la vendre ensuite dans de nombreuses villes, parmi lesquelles Anvers. Les Néerlandais, eux aussi, se fournissaient à Lisbonne. Cependant lorsque Philippe II d'Espagne, en guerre avec les Pays-Bas, devint également Roi du Portugal en 1580, et qu'il bloqua le commerce entre le Portugal et les Pays-Bas, les armateurs néerlandais décidèrent d'appareiller les navires vers l'Orient. En attaquant et en capturant des navires portugais (appelés "caracas" ou "caraques"), les Néerlandais s'appropriaient des produits devenus introuvables dans le commerce; c'est probablement à ces navires que la porcelaine ainsi réquisitionnée doit son nom de "porcelaine caraque". La porcelaine caraque ou la porcelaine importée fut achetée directement soit aux armateurs des Indes Orientales, soit dans les ventes publiques, les foires ou les magasins de porcelaine par un groupe, sans cesse croissant, de riches et puissants bourgeois qui pouvaient se permettre ce luxe et le convoitaient. Selon les calculs du comptable anglais Gregory King,les Néerlandais, à la fin du XVIII° siècle, jouissaient du revenu moyen le plus élevé de l'Europe du Nord. A cette époque, les souverains, les riches armateurs et les régents rassemblèrent de précieuses collections d'objets d'art rares et exceptionnels. A l'intérieur de ces collections ils distinguaient "le naturel", c'est à dire produit par la nature comme les coquillages ou le corail, et "l'artificiel", produit par la main-d'oeuvre. Ces objets étaient
exposés dans des salles appelées "cabinets d'art". A la fin
du XVI°siècle, la porcelaine chinoise tenait déjà
sa place attitrée dans les cabinets d'art des souverains. Par la
suite, ils aménagèrent des cabinets de porcelaine. Bien qu'il
n'en exista plus en Hollande nous pouvons tout de même nous en faire
une idée assez précise grâce au cabinet de
PETITE HISTOIRE DE LA PORCELAINE En cette fin du XIII° siècle, les récits de Marco Polo, le grand voyageur vénitien, étonnent l'Europe entière. À ses contemporains qui ne connaissent que la poterie vernissée, il décrit une terre cuite utilisée en Chine à la cour du Grand Khan : sa sonorité est agréable, sa pâte blanche, fine et translucide au point qu'on voit au travers le reflet du thé. Fascinés par sa translucidité on la nomme porcelaine comme le coquillage du même nom. Elle est réalisée en Chine grâce à l'argile pure et blanche du Mont Kao-lin. Malgré toutes les énergies et les capitaux engagés, sa fabrication reste mystérieuse aux Français qui se contentent d'en importer à grands frais par la Route de la Soie puis, au début du XVII° siècle, par les bâteaux de la Compagnie des Indes. La faïence sert de substitut
jusqu'au XVIII° siècle. En , 1709 en Allemagne, grâce
au kaolin découvert à Aue, on produit pour la première
fois en Europe de la porcelaine en quantités importantes. Réalisée
à Meissen en Saxe, elle est importée dans toutes l'Europe.
Au même moment en France, on réussit à obtenir une
matière translucide: c'est la porcelaine tendre, ou
Les personnalités
du royaume s'intéressent à sa production et s'en font les
protecteurs : à Saint-Cloud le Duc d'Orléans Régent
de France, à Chantilly le Prince de Condé, mais aussi à
Sceaux, à Mennecy. Le roi lui-même protège la fabrique
de Vincennes qui, après son déménagement à
Sèvres, en 1756, devient la Manufacture royale de Sèvres.
Dès 1768, grâce à la découverte du kaolin, on
y fabrique de la porcelaine dure. La Manufacture exécute pour le
Roi les nombreuses pièces de servicces utilisés à
la Cour ainsi que les cadeaux offerts aux personnalités françaises
ou étrangères.
LA TECHNIQUE DU VERRE EGLOMISE La technique du verre églomisé
remonte à l'Antiquité. Elle consiste à fixer une mince
feuille d'or ou d'argent sous le verre; le dessin est exécuté
à la pointe sèche et maintenu par une deuxième couche
ou une plaque de verre.
PORCELAINE "KAKIEMON" JAPONAISE Le nom "Kakiemon" vient du surnon donné aux membres de la famille Sakaida, dont les fours sont installés près d'Arita (île de Kyushu) dès 1617, et dopnt la descendance (12°génération) travaille encore de nos jours. Le premier Kakiemon (1596-1666) aurait appris le secret de l'émail en 1644. Dès lors, et jusqu'en 1720, l'exportation vers l'Europe est très intense, par l'intermédiaire des hollandais établis dans l'île de Deshima (baie de Nagasaki) depuis 1641. Les "Kakiemon " sont connus en Occident aux XVII° et XVIII° siècle sous le nom de "1ère qualité coloriée du Japon"; leur décor est nommé à tort "décor coréen". Ils sont copiés au XVIII° siècle à Chantilly, Mennecy, Saint-Cloud, Meissen (Saxe) et en Angleterre. Les porcelaines "Kakiemon"
se distingue par leurs émaux caractérisitiques:
LA POLYCHROMIE DANS LE MOBILIER DU XVIII° SIÈCLE La polychromie fut l'une
des inventions décoratives du style Louis XV.
Des 1637 l’estampille fait déjà partie des statuts de la corporation des menuisiers-ébénistes. Mais pour différentes raisons elle n’était souvent pas apposée sur les meubles. Qui-Quand-Pourquoi ? Qui : les Maître ébénistes
: Ce sont des personnes ayant une maîtrise. La maîtrise est
obtenue après avoir été apprenti (pendant 6 ans),
puis compagnon (3 ans), puis avoir présenté un chef d’oeuvre
à le Jurande de la corporation, ils recevaient leur enfin leur maîtrise,
ce qui leur donnaient le droit de créer et de vendre. Cette corporation
des menuisiers ébénistes avait ”normalement” le monopole
de production, ce qui ne pouvait être vérifié qu’au
niveau de la revente en contrôlant que les meubles sur le marché
étaient bien des ouvrages de maîtres ébénistes
ils étaient tenu d’estampillé leur productions.Pour se différencier
des ouvriers libres : personne sous la protection du roi que l’on nomme
“privilégié du roi” (Topino, Lebrun) ou celle d’un enclos
religieux qui sont les enclos privilégié (le faubourg Saint
Antoine). C’était très souvent des immigrés qui n’avait
ni le temps, ni l’argent pour devenir maître, mais qui étaient
très talentueux. Quand : En 1637, l’estampille faisait déjà
partie du statut de la corporation des menuisiers-ébénistes.
En 1741, tout ce qui ne portaient pas la griffe d’un maître ébéniste
pouvait être considéré comme de la contrebande. C’était
devenu obligatoire, mais malgré cela ce n’était pas toujours
respecté.La corporation prescrit des sanctions et fit forger un
poinçon de contrôle, que l’on appelle la “marque de maîtrise”,
représenté par les lettres JME (Jurande des Maîtres
Ébénistes). C’est un contrôle de garantie, cette estampille
est toujours apposé à côté de la signature.
Mais elle n’est pas présente sur tous les objets, il ne pouvaient
pas tout contrôler. Ils passaient quatre fois par an chez un ébéniste
pour vérifier si les meubles étaient bien conformes (ni défectuosité,
ni malfaçons) et c’est à cette occasion qu’ils apposaient
le poinçon de la jurande à côté de la signatures
du Maître en prélevant un droit modique. (ex : on a jamais
vu de marque de jurande sur le meuble signé par Georges Jacob ou
par ses fils).
Malgré tout cela,
beaucoup d’objets ne sont pas estampillé : - les meubles fait sur
commandes que le Maître ébéniste livrait directement
à son client (pas besoin de signaler l’origine). - les meubles avant
d’être vendu au public étaient entreposés chez un marchand
mercier qui désireux de conserver les avantages de l’intermédiaire,
effaçaient les estampilles pour dissimuler le nom du fabriquant.
- quand un maître ébéniste fabriquaient un ensemble
(un salon), il ne signait qu’un ou deux éléments. (Par la
suite à cause de revente et de partage, les pièce devenaient
difficilement identifiables après dispersion.) - les meubles des
ouvriers libre.
Au XVIII° siècle,
les frères Martin étaient considérés à
juste titre comme les plus grands vernisseurs. Les deux premiers, Guillaume
et Etienne-Simon, s'étaient associés le 10 novembre 1727,
dirigeant respectivement leurs ateliers du faubourg Saint-Antoine et du
faubourg Saint-Martin.
Bibliographie :
- Henry Martin (sous la direction de). Le style Louis XV, Paris, 1944.
LES FAIENCES DE LUNÉVILLE ET SAINT-CLÉMENT La Lorraine a tenu depuis le XVIII° siècle, et tient encore, une grande place dans l'Industrie de la Céramique. Les anciennes faïences de Lunéville-Saint-Clément, connues dans le mondes entier sont très recherchées par les collectionneurs. Au début du XVIII° siècle, de nombreuses manufactures se créent dans l'Est de la France, car la vaisselle d'or et d'argent est frappée d'un lourd impôt: plats et assiettes en précieux métal servent à payer les lourdes dépenses des guerres de Louis XIV. Même le Roi Louis XV
utilise sa vaisselle d'or pour frapper monnaies...
Bien avant 1718, les faïences de Lunéville sont fameuses; preuve en est qu'à cette date, les marchands de Rouen, premiers dans l'art de la faïence, ont voulu en interdire la vente. (1) l'on parlait alors de
"se mettre en faïence" : l'on fondait ou vendait sa vaisselle d'or
ou d'argent pour acheter de la faïence.
FAIENCERIE DE LUNÉVILLE Son existence peut se situer vers 1718, mais sa notoriété date de 1723-1724. En 1731 Jacques Chambrette, obtint ses lettres de franchise (ou permis de fabriquer). En 1749, le titre de "Manufacture
Royale", consécration suprême....
FAIENCERIE DE SAINT-CLÉMENT En 1757, Chambrette découvre
des bancs d'argile à Saint-Clément, le 3 janvier 1758 des
lettres de patentes l'autorisent à créer une nouvelle manufacture
avec les mêmes privilèges que Lunéville. Saint-Clément
était le territoire de l'Évêché de Metz, annexé
au Royaume de France.
Garnitures de cheminées, buses et lions couchés, jardinières ou corbeilles à fruits vases de toutes dimensions, flambeaux, services de table, mais aussi une extraordinaire collection de 120 sujets différents, œuvres de Cyffle sculpteur venu de Bruges... Ici est née l'expression "se regarder comme des chiens de faïence" : La manufacture fabriquait des statuettes devenues célèbres mais aussi des chiens grandeur nature à mine rébarbative qui étaient disposées à l'entrée des immeubles d'où l'expression. D'abord très influencé par Strasbourg (les Hannong), Lunéville et Saint-Clément personnalisent leur production. Les décors "au chinois" datent de cette époque... On recevait l'Ambassade du Siam à Versailles, les grandes missions jésuites s'installaient en Chine, ces événements avaient vivement impressionné les contemporains, fous de "chinoiseries" .... Les Manufactures déclarées "Royales" jouissent d'un monopole dans la région et l'installation de la Cour de Stanislas à Lunéville permet un rapide développement des ventes. Mais la disparition de Stanislas,
la diffusion de la porcelaine, l'invasion des faïences anglaises à
partir de 1786, acculent les manufactures à la faillite... Elles
seront cependant reprises et orientées vers une production industrielle,
nées au XVIII° siècle, elles ont maintenu leur activité
sans interruption jusqu'à nos jours... (Hommes, Monuments, Evènements
de Lunéville)
Au milieu du XVIIe siècle,
la vieille corporation des menuisiers accueille en son sein une nouvelle
catégorie d’artisans, les ébénistes. Désormais,
et jusqu’à la suppression des corporations en 1791, une distinction
très nette s’opère entre ces deux métiers, qu’il s’agit
de ne pas confondre, bien qu’ils soient soumis aux mêmes règlement.
Bibliographie :
Le Meuble Français et Européen du Moyen Age à nos
jours. Pierre Kjellberg
Bibliographie : Pierre Verlet; The James A. de Rothschild collection at Waddesdon Manor. the Savonnerie, Office du Livre, 1982. En créant au Palais
du Louvre une "Manufacture" de tapis, Henri IV souhaitait doter son royaume
d'artisans capables de rivaliser avec les ouvrages étrangers qui
faisaient l'objet d'importations massives. Pierre Dupont, "tapissier ordinaire
en tapis de Turquie et façons de Levant" fut chargé de la
direction de cette manufacture. A la même époque (1607) le
flamand François de La Planche créait à Chaillot une
"manufacture de savons, négoce et traficq d'iceulx es villes de
Paris, Rouen, Nantes et autres".
Trois techniques à ne pas confondre : Incrustations : Le décor (bois, ivoire, étain, ect.) est enfoncé dans des sillons préalablement creusés dans un panneau de bois massif. Placage : Une feuille unie et mince de bois plus ou moins précieux (ou de toute autre matière) est collée sur un bati de bois qu’elle dissimule totalement. Marqueterie : Même principe que pour le placage, mais non plus d’une feuille unique, mais d’un céritable puzzle de morceaux de bois ou de matière de différents tons, découpés pour composer un décor. En ce qui concerne les motifs de cuivre et d’écaille des meubles Boulle, il s’agit bien de marqueterie et non d’incrustations comme on le désigne parfois à tort. Bibliographie :
Le Meuble Français et Européen du moyen âge a nos jours.
Pierre Kjellberg, p.88
Les bronzes de beaucoup de meubles Louis XV portent un poinçon constitué de la lettre C surmontée d’une couronne qui a longtemps intrigué les spécialistes. On sait désormais que ce poinçon sanctionne un impôt payé entre 1745 et 1749 sur les bronzes et les cuivres. L’édit de 1745 exigeait que “les ouvrages vieux et neufs (...) qui sont et seront fabriqués, soient visités et marqués”. Le même texte énumère tous les ouvrages “de cuivre pur, de fonte, moulé, battu, plané, gravé, doré, argenté et mis en couleur, sans aucune exception” qui devaient recevoir la marque. Aussi, bien que l’édit royal ne semble pas avoir été scrupuleusement observé, il arrive qu’on trouve le C couronné sur des ustensiles d’usage courant. Bibliographie : Le meuble
Français et européen du Moyen âge à nos jours.
de Pierre Kjellberg. les édition de l'amateur.
L’Extrême-Orient de tout temps exercé sur l’Europe un mystérieux pouvoir. Les rapports commerciaux établis dès le XVIe siècle par la Compagnies des Indes déchaînent la curiosité. La vogue des objets de ”la Chine” se poursuivra jusqu’à la fin XVIIIe siècle. Parmi les trésors qui s’accumulent dans les ports européens figurent des boîtes, des coffres, des paravents, des cabinets revêtus d’une matière noire, étrangement résistante, décorée de couleurs vives : la laque. La laque (au féminin pour désigner la matière brute, au masculin lorsqu’il s’agit du produit fini) est une résine naturelle de couleur blonde que l’on extrait de l’arbre à laque, originaire de Chine, du Japon, du Tonkin et du Cambodge. Le laque constitue un travail délicat et minutieux qui peut duré des mois - voire, dit-on, des années. Il comporte jusqu’à trente opération consécutives, entrecoupées de longues périodes de séchages. Le bois très sec et impeccablement poli, est appliquée une épaisse couche d’apprêt. Viennent ensuite les couches de laques ( entre 3 et 18), de plus en plus fluides, de plus en plus transparentes, chaque fois poncées avec soin. Les dernières couches, les plus pures, sont teintées en noir pour servir de fond au décor. Les fond rouges sont rarissimes, ceux d’autres couleurs encore plus exceptionnels. Les décors sont posés au pinceau. Les Chinois affectionnent une polychromie assez soutenue, tandis que Les Japonais préfèrent l’or et l’argent. La laque de Chine en relief : les décors en relief, également communs aux deux pays, sont obtenu par application d’une pâte épaisse constituée de laque mélangée à d’autres matières. Cette pâte est modelée et sculptée au burin puis peinte comme précédemment. Laque classique : polychrome sur fond noir. (explication ci-dessus). Aujourd’hui souvent craquelée dues à la rigidité de la laque. Laque de Coromendel : centre de la Chine. Décor gravé dans une laque noire rougeâtre. Les européens se sont mis à faire des vernis, au départ à cause des raccords à effectuer une fois les panneaux de laque plaqués sur les meubles, ainsi que sur l’ornementation des parties accessoires comme les montants, les pieds, les cotés... Ils imitaient le goût de l’Extrême Orient. L’ultime évolution correspond à l’abandon de toute référence à ce goût au profit de pastorales et de scènes galante. Vernis européen : moins compacts que les laques, les vernis ne produisent que de fines craquelures superficielles. Bibliographie : Le meuble Français et européen du Moyen âge à nos jours. de Pierre Kjellberg. les édition de l'amateur. |