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Ancellet,
Avisse,
Beneman,
Boudin,
Boulle,
Canabas,
Carel,
Diehl,
Dubois,
la
famille Hache,
Henri Jacob, la
famille Jacob, Jullien,
Lacroix
(RVLC),
Latz, Lemarchand,
Levasseur,
Meunier,
Migeon,
Molitor,
Poirié,
Pluvinet,
Rémy,
Roussel,
Turcot,
Vandercruse,
Vanrisamburgh
(BVRB),
Weisweiler
Denis Louis Ancellet, d'abord artisan libre, passa maître à Paris le 3 décembre 1766 et fut député ou conseiller de sa corporation dans les dernières années de l'Ancien régime. Après avoir résidé rue de Charenton jusque vers 1780, il transféra son établissement rue Saint-Nicolas. Il s'adonnait avec succès à des travaux d'art, mais produisait surtout des pièces de fabrication courante que les marchands lui achetaient en grand nombre. Ses talents furent employés pour le service du Roi. Au printemps de 1791, quand Louis XVI forma le projet de se rendre à Saint-Cloud et fit mettre le château en état de recevoir la Cour, cet ébéniste reçut du Garde-Meuble la commande d'une soixantaine d'ouvrages valant ensemble 3,109 livres. On a trouvé l'estampille de ce maître sur des meubles précieux en acajou massif et en marqueterie à filets, parmi lesquels plusieurs jolies consoles. Les Ebénistes du XVIII° siècle. Comte François de Salverte. Vanoest les Editions d'Art et d'Histoire. Paris 1953, quatrième édition. D.L. Ancellet, était un bon artisan qui semble ne s'être jamais lancé dans la fabrication de meubles exceptionnels. Presque toute sa production, à notre connaissance, consistait en des meubles d'acajou soigneusement traités, dans un style un peu froid et sec : tables à écrire, tables bouillotes ou commodes. Il a aussi fabriqués de petits coffrets et des consoles. Mais sa spécialité était la production de tables à jeux. Il ne pratiquait guère la marqueterie, sauf pour de sobres incrustations de filets ou de motifs discrets. L'Art
et la Manière des Maîtres Ebénistes Français
au XVIII° siècle. Jean Nicolay. Guy Le Prat - Editeur. Paris
1956.
Jean AVISSE (1723-après 1796) représentant d'une importante famille de menuisiers en sièges, fut reçu maître menuisier en 1745 et s'établit rue de Cléry. Il travaillait avec des sculpteurs de renom, tels Pierre Rousseau, Claude Vinache et probablement Nicolas Heurtaut, ce qui expliquerait la toujours grande qualité de la sculpture de ses sièges. Ses sièges sont
conservés dans la plupart des musées du monde (voir sa biographie
dans Bill Pallot, opus cit, p.300).
(c.1750-p.1811) Originaire d'Allemagne, Guillaume Beneman s'installa à Paris à une date non encore déterminée. Il y devint rapidement l'un des ébénistes les plus célèbre de son temps. Aucun document d'archives le mentionnant, anté"rieur aux comptes du Garde-Meuble de la Couronne pour l'année 1784, n'a été encore retrouvé. Si bien que les circonstances qui conduisirent à sa nomination comme Ebéniste du Roi et à sa réception par faveur à la maîtrise sont inconnues. L'idée d'une intervention de la Reine Marie-Antoinette doit être d'autant plus aisément écartée que celle-ci continua à s'adresser à Riesener pour l'ameublement payé par sa cassette personnelle. Il semble que Thierry de Ville d'Avray, Directeur du Garde-Meuble depuis 1784, inaugurant une politique nouvelle de gestion ait cherché un exécutant moins coûteux et moins indépendant d'esprit que Riesener et que Beneman lui ait été présenté par Jean Hauré. Placé très vite à la tête des ateliers les plus importants de son époque, Beneman mit au service du Garde-Meuble une technique irréprochable et sut parfaitement servir une politique qui tendait à donner une unité de style à l'ameublement des demeures royales. Son oeuvre postérieure, sous le Directoire, montre qu'il adapta les formes à la mode en leur conférant une élégance certaine. Beneman est encore
cité sous l'Empire, mais ces années sont nimbées du
même mystère que celle de sa jeunesse. Tout au plus peut-on
supposer qu'il était mort, ou hors de France, au retour des Bourbons
auxquels il n'aurait pas manqué de rappeler par quelque supplique
les années qu'il avait passées au service de la Couronne,
et ce d'autant plus que le directeur du Garde-Meuble était alors
de nouveau Thierry de Ville d'Avray.
Habile ébéniste
parisien, né en 1735 et mort vers 1804. Pauvre et illétré,
il gagnait difficillement sa vie au Faubourg Saint-Antoine, lorsque Migeon
lui demanda d' exécuter des meubles en marquéterie, Après
avoir amassé un peu de biens il acquit la maîtrise le 4 mars
1761 et s'installa rue Traversière. Le développementy de
ses affaires l'amena à ouvrir son propre magasin, il prit un fond
de commerce entre le Louvre et le Palais Royal.
Né à
Paris en 1642, il était issu d’une famille originaire de la région
de Gueldre, en Hollande. Son père, qui orthographia longtemps son
nom “Jean Bolt”, était lui-même menuisier en ébène,
installé dès 1653 sur la montagne Sainte-Geneviève.
André-Charles Boulle accéda à la maîtrise avant
1666 puisqu’il fut appelé cette année-là “maître
menuisier en ébène” dans un acte notarié. Il habitait
et exerçait son métier rue de Reins près de Saint-Étienne
du Mont, tout comme ses parents. Il semble avoir excellé très
tôt dans sa profession, ce qui lui valut l’attribution en 1672 par
privilège royal d’un logement aux galerie du Louvre. A cette occasion
Colbert le recommanda au roi comme “le plus habile de Paris dans son métier”.
La même année, Boulle reçut le brevet, signé
de la reine, “d ’ébéniste, ciseleur, doreur et sculpteur
du roi”. Boulle pouvait donc se targuer du titre de bronzier tout autant
que d’ébéniste, et il conserva cette double activité
toute sa vie. Ce faisant, il enfreignait les règles des corporations,
qui interdisait la pratique la pratique simultanée des deux professions,
mais sa situation d’ébéniste du roi logé au Louvre
le mettait à l’abri des poursuite. En 1677 Boulle épousa
Anne-Marie Leroux. Dans cette union nacquirent sept enfants dont les futurs
ébénistes Philippe (1678-1744), Pierre Benoît (1680-1741),
André-Charles II (1685-1745) et Charles-Joseph (1688-1754). La célébrité
de Boulle allait grandissant. Brice écrivait à son sujet
en 1684 : “Il fait des ouvrages de marqueterie extraordinairement bien
travaillés et que les curieux conservent soigneusement.” Le Livre
commode des adresses de Paris pour 1691 indiquait : “ Boulle fait des ouvrages
en marqueterie d’une beauté singulière” et, dans l’édition
de 1692, signalait Boulle avec Cucci et Lefèvre comme les trois
seuls ébénistes méritant mention à Paris. Dès
1672, Boulle se parait du titre “ébéniste et marqueteur ordinaire
du roi”, auquel il ajoutait souvent la qualité de “ciseleur”. Cependant
il livra très peu de meuble pour Louis XIV. En fait Boulle travailla
pour les service des Bâtiments du roi, fabriquant surtout des parquets
de marqueterie ou des éléments de bronze doré et accessoirement
quelque meubles.
Les ébénistes
français de Louis XIV à la Révolution, Alexandre Pradère.
Joseph GENGENBACH dit CANABAS, notable ébéniste né vers 1715, mort à Paris le 11 janvier 1797. Il était fils d'un artisan du métier, probablement originaire du margraviat de Bade et qui travaillait en Alsace du temps de Louis XV Venu de bonne heure à Paris, il épousa en 1745 Marie-Reine Parmentier, fille d'un confrère, et s'établit en suite rue de Charonne comme ouvrier privilégié du Faubourg Saint-Antoine. Ses talents furent employés à cette époque par des marchands fameux, comme Pierre Migeon et Jean-François Oeben, auxquels il vendait notamment des "bureaux en limaçon", des "écrans à secrétaire" et des tables démontables pour servir en voyage et aux armées. Canabas s'était fait une spécialité de ces meubles fantaisie, qu'il continua à produire en grand nombre après avoir gagné la maîtrise le 1er avril 1766.... L'importance croissante de ses affaires l'amena bientôt à prendre un atelier plus considérable dans la grande rue du Faubourg, vis à vis de la rue Saint-Nicolas..... Pendant la Révolution, Canabas réussit non sans peine à sauver sa maison, qui était devenue très prospère lorsqu'il succomba sous le Directoire.... Comte François de SALVERTE. Les Ebéniste du XVIII° siècle. Joseph GEGENBACH, dit CANABAS était un très habile menuisier-ébéniste, dont la production s'est tout à fait spécialisée dans les petits meubles, presque tous en acajou. Le nombre de meubles menus et soignés qu'il a produit est considérable. Il n'a abordé que très exceptionnellement les grandes productions: armoires, commodes, secrétaires, etc.... La manière de Joseph CANABAS, est très particulière. Il a employé des bois d'acajou d'une qualité exceptionnelle, d'une admirable couleur, d'un grain très serré et ils se distingue dans la perfection de leur ébénisterie. Les meubles sortis de ses mains défient entre tous le temps, et la perfection de leur exécution est réellement admirable. Jean NICOLAY L'Art et
la Manière des Maîtres Ebénistes français au
XVIII° siècle.
Carel (Maître en 1732) était un maître ébéniste au talent solide et sérieux, qui a laissé sa large estampille sur un nombre de meubles assez restreint. Il semble s'être spécialisé dans la fabrication de gros meubles : bureaux plats, secrétaires, commodes. Tous présentent les mêmes caractères : des lignes un peu frustes, un bâti un peu sommaire. On sent qu'on n'a pas affaire à un maître parisien et que Carel n'a pas subi les influences délicates et raffinées de l'art pratiqué par ses contemporains qui travaillaient dans la capitale. Carel, cependant, était un ébéniste estimable et consciencieux dont les ouvrages ne manquent pas de noblesse. L'Art
et la Manières des Ebénistes français au XVIII°
siècle. Jean Nicolay Guy Le Prat - Paris 1956.
Carel, habile ébéniste qui florissait vers le milieu du règne de Louis XV, n'est malheureusement connu que par son estampille. D'après le genre de ses ouvrages et la provenance de certains d'entre eux, il paraît avoir résidé dans une ville du Sud-Est. On serait tenté de le croire fils ou parent d'un compagnon-ébéniste nommé Jacques-Philippe Carel, qui travailla chez Th Hache à Grenoble et se maria dans cette ville en 1712. Or celui-ci était parisien de naissance et pouvait fort bien se rattacher à deux menuisiers homonymes, Etienne et Nicolas Carel, connus pour avoir assumé d'importantes entreprises dans les maisons royales entre 1660 et 1695. Quoi qu'il en soit, le personnage qui nous intéresse compta parmi les meilleurs artisans régionaux de l'époque. Ses meubles d'un dessin ferme et souple, un peu lourds, mais point disgracieux, gardent une piquante saveur du terroir. etc... Les
Ebénistes du XVIII° siècles Comte de Salverte Vanoest,
les éditions d'art et d'histoire Paris 1953. Quatrième édition.
Naît à Steibach (Hesse) en 1811. Il s'établit à Paris, 170 rue Saint - Martin, en 1840 pour fabriquer des petits meubles et nécessaires. Marié à Zoé-Philippine Vavasseur, il perd un fils de 14 mois en 1842. Il est répertorié pour la première fois dans 'l'Almanach du Commerce' en 1850. En 1855, il participe à l'Exposition Universelle où il obtient une médaille de bronze. De 1855 à 1885 il ouvre une fabrique d'ébénisterie 16, puis 21 et enfin 19, rue Michel-le-Comte à Paris. Ses ateliers, situés 39 rue Saint-Sébastien à Paris, emploient plus de six cents personnes en 1870. Pour donner une idée de sa production, citons son envoi à l'Exposition des arts industriels à Paris de 1861. Il comportait: "Une table de salon Louis XIII, marquetée, bois naturel; une console en bois noir et bronze uni avec sa glace biseautée; une jardinière à trois colonnes en porcelaine, dessus trois chiens et oiseaux en bronze; une jardinière en thuya, à trois pieds de biche; un guéridon à deux colonnes et plat de porcelaine une papeterie en thuya et bronze... Une cave à liqueurs, marquetée genre chinois, avec sa garniture en cristaux; un buffet de bois de rose et de porcelaine, un buffet en bois noir avec panneaux de mosaïque de marbre; une table en bois noir, marquetée de nacre et cuivre de couleur." A l'Exposition Universelle de 1867 il obtient une médaille d'argent dans la classe de la tabletterie pour l'originalité de ses coffrets de tous styles. Le présent médaillier qu'il présente cette année-là est l'un des meubles les plus souvent cités et reproduits à l'époque. Il l'expose en 1873 à l'Exposition Universelle de Vienne, et obtient une médaille de progrès. Naturalisé français
en 1872, il est hors concours en 1878. Il meurt vers 1885.
René Dubois, ébéniste de la Reine Marie-Antoinette, né en 1737, vécut jusqu'aux premiers jours de décembre 1799. Fils et élève de Jacques Dubois, il obtint la maîtrise dès l'âge de 17 ans, le 25 juin 1755, mais ne quitta pas la demeure familiale, rue de Charenton, où il continua de collaborer avec son père jusqu'à la mort de ce dernier en 1763. Il s'associa ensuite avec sa mère, Marie-Madeleine Brachet, qui conservait la direction nominale de l'entreprise, de sorte qu'il signa ses ouvrages avec l'ancien poinçon paternel I.DUBOIS. L'adoption de cette marque servait d'ailleurs à le distinguer d'un autre René Dubois, qui exerçait alors à Paris la même profession. Joignant la maturité du talent à l'ardeur de la jeunesse;, le maître débuta dans des circonstances favorables pour faire valoir ses mérites. C'était l'heure où le style se transformait en revenant aux traditions classiques et cherchait des formules nouvelles que les artistes avaient toute liberté d'imaginer à leur guise. René Dubois se fit remarqué par ses créations singulières et charmantes. Dès 1772, les Tablettes de Renommée le citaient comme un des premiers ébénistes de la capitale. ... ...Ce fut sans doute le caractère exceptionnel des oeuvres de René Dubois qui attira sur lui la faveur de Marie-Antoinette, fort engouée des nouveautées audacieuses dans les choses de l'art comme de la mode. Après avoir travaillé pour la Dauphine, le maître devint ébéniste de la Reine. On le trouve qualifié ainsi pour la première fois dans l'Almanach général des Marchands qui parut en 1779. La même année il se séparait de sa femme, Barbe-Marguerite Anthiaume, et, depuis lors, abandonna l'établi afin de se vouer uniquement au commerce des meubles. Ayant quitté le faubourg Saint-Antoine, il ouvrit un magasin rue Montamarte, au coin de la rue Saint-Eustache. Sa mère mourut vers 1784, et lui-même se retira des affaires avant la Révolution. Il habitait rue des Orfèvres, quand il s'éteignit sous le Directoire. Les Ebénistes
du XVIII° siècle Comte de Salverte Vanoest, les éditions
d'Art et d'Histoire. Paris 1953, quatrième édition.
Thomas Hache né en 1664 à Toulouse, fils d'un Maître-ébéniste, Noël, travailla d'abord à Chambéry, puis s'installa à Grenoble en 1699 lors de son mariage avec la fille d'un Maître-ébéniste grenoblois. Son fils Pierre, né en 1705, travailla avec son père jusqu'à la mort de celui-ci en 1747, date à laquelle il reprit son atelier. Son propre fils Jean-François travaillait avec lui jusqu'à ce qu'il s'installe à son compte en 1754. La marqueterie à
l'italienne dans l'oeuvre des Hache est due, au départ, à
Thomas qui, venu de Chambéry, avait gardé le goût italien.
Il utilisa des bois de couleur, des lapis-lazzuli, de la scagliola (pierre
de couleur broyée et liée par de la colle) . Il transposa
aussi le procédé "boulle" de partie et contre-partie, remplaçant
le cuivre et l'écaille par des bois clairs et foncés.
Henri JACOB(1753-1824) naquit à Cheny, petit village de Bourgogne près de Sens, tout comme Georges Jacob dont il était le cousin germain. Il fut reçu maître le 29 septembre 1779, demeurant rue de Bourbon. Vers 1791 il transféra son atelier au 10 ou au 20 rue de l'Echiquier. En 1799 il ouvrit un magasin 108 rue Neuve-Saint-Etienne, au coin du boulevard de Bonne Nouvelle il cessa son activité vers 1806. A partir de 1786 il
travailla pour la Cour, la Cour de Russie etc...
Bill Pallot Le Mobilier
du Musée du Louvre Tome II Editions Faton, 1993
Georges JACOB (1739-1814), fils de cultivateurs, né en Bourgogne, à Cheny, le 6 juillet 1739; ayant perdu très jeune ses parents il vient à Paris à l'âge de seize ans pour s'initier à la sculpture sur bois. Il fit son stage comme compagnon-ébéniste chez le menuisier en sièges Jean-Baptiste Lerouge en 1756, celui-ci mourut l'année suivante, mais Jacob poursuivit son apprentissage de six années avec la veuve Lerouge.. C'est dans cet atelier qu'il rencontra les compagnons Guillaume Boucault, Pierre Forget et surtout Louis Delanois, dont il subit nettement l'influence; il se spécialisa comme lui dans la fabrication des sièges. Il devint maître le 4 septembre 1765. Il s'établit puis épousa en 1767 Jeanne-Germaine Loyér, âgée de seize ans et habitant comme lui rue Beauregard. Ils s'installèrent peu après rue de Cléry puis en 1775 définitivement rue Meslée. Ils eurent cinq enfants, trois fils et deux filles. L'aîné Georges (1768-1803) et le cadet François-Honoré-Georges (1770-1841), devinrent tous deux ébénistes et secondèrent brillamment leur père dans son entreprise...A parti de 1781, Georges Jacob fut nommé à diverses fonctions dans la corporations des menuisiers-ébénistes. Il fut fournisseur de la Cour et des Princes. Le 13 août 1796 il céda son fond à ses deux fils. Georges II JACOB (1768-1803) fils de Georges Jacob et de Jeanne-Germaine Loyer, naquit à Paris le 26 mai 1768. Il resta célibataire et vivait également dans la maison familiale, 77, rue Meslée. Il s'occupa uniquement de l'administration de cette vaste entreprise; il fut associé avec son frère de 1796 jusqu'à sa mort sous la raison sociale Jacob Frères mais, vers la fin de sa vie sa santé déclinant de plus en plus, son père qui n'avait d'ailleurs jamais cessé d'aider et de conseiller ses fils, reprit une action plus direct dans la gestion de la maison. Il mourut le 28 octobre 1803. JACOB-DESMALTER (1803-1813)
C'est sous cette raison sociale que François-Honoré-Georges
Jacob-Desmalter (1770-1841) et son père Georges Jacob s'associèrent
de 1803 à 1813. Ils commercèrent et fabriquèrent la
plupart des meubles et objets d'art des résidences impériales.
Martin JULLIEN menuisier
en meubles, gagna la maîtrise à Paris le 23 juillet 1770 et
devint député ou conseiller de sa corporation. Il résida
rue des Petits-Carreaux durant une dizaine d'années, puis boulevard
Poissonnière jusque sous le Directoire. Les Petites Affiches du
21 août 1781 annonçaient la vente de "beaux bois de fauteuils,
chaises et banquettes, en noyer et en hêtre,exécutés
sur le dernier modèle" par ce fabricant. ses oeuvres imitent souvent,
dans un goût plus simple certains. sièges de Jacob.
LACROIX
Jean-Pierre LATZ (1691-1754)
naquit dans l'électorat de Cologne, vers 1691. Il arriva à
Paris en 1719 et se fit naturaliser en 1736. En mai 1739, il acheta sa
charge d'ébéniste privilégié du Roi. qui le
dispensa de la maîtrise. Il travailla pour Madame Elisabeth, Frédéric
II de Prusse, Auguste II de Pologne. Un procès de 1749 nous informe
qu'il ciselait lui-même ses bronzes et qu'il possédait ses
modèles; ceci expliquerait l'originalité des bronzes de ses
meubles. Bien qu'en infraction avec la corporation des fondeurs ciseleurs,
il s'occupa de ses bronzes, jusqu'à la fin de sa vie, puisque ce
furent Charles Cressent et Jacques Confesseur qui furent experts de ses
modèles.
Charles Joseph (1759-1826),
fils d'Antoine-Adrien, maître de postes à Dieppe, naquit dans
cette ville. Il avait un frère et trois soeurs dont l'une épousa
DENISE LEDOUX-LEBARD
Etienne LEVASSEUR, né en 1721, prit rang parmi les principaux ébénistes de son époque. Après avoir travaillé chez un des fils d'André-Charles Boulle, dit Boulle de Sève, il s'installa comme ouvrier privilégié rue du Faubourg Saint-Antoine, au Cadran Bleu. Ayant épousé une fille de l'ébéniste Nicolas Marchand, il acquit la maîtrise le 2 avril 1767. Sous Louis XVI, Levasseur consacra une partie de son activité à copier et à réparer les marquéterie de Boulle, qui eurent alors un regain de vogue. Les enseignements qu'il avait reçus chez les descendants du grand artiste lui permirent d'exceller dans cette spécialité. Il reproduisait également des précieuses ébénisterie en laque, en acajou et en citronnier incrusté d'amarante. Ses talents furent employés par la Cour, qui lui demanda des ouvrages destinés au Château de Versailles et de Saint-Cloud. En 1782, ses confrères l'élurent député ou conseiller de la communauté. Il ne semble pas avoir exercé après la Révolution, mais continua d'habiter rue du Faubourg Saint-Antoine, où il s'éteignit à l'âge de soixante dix sept ans, le 8 décembre 1798. Comte François
de Salverte
Maître vers 1732 Etienne Meunier est le premier et le plus notable de la dynastie des MEUNIER. Il a produit quelques meubles, mais son talent est surtout attaché à la production des sièges : fauteuils de bureau, de formes diverses, fauteuils à cabriolet légers et graçieux, chaises aux galbes étudiés et surtout des lits de repos dont il a frabriqué un grand nombre... La manière d'Etienne Meunier est extrêmement simple. Il n'utilise guère que les fleurettes parcimonieusement disposées pour la décoration de ces sièges, d'une ligne sévère, mais toujours harmonieuse... Jean Nicolay "L'Art et
la Manière des Maîtres Ebénistes Français au
XVIII° siècle".
Trois représentants de cette famille, l'aïeul, le père et le fils, furent maîtres et marchands ébénistes à Paris dans le cours du XVIII° siècle. Ils portaient tous les trois le prénom de Pierre. Le premier avait dû naître ente 1670 et 1675. De religion calviniste, il épousa vers 1700 une de ses coreligionnaires, Judith Mesureur, veuve de l'ébéniste François Collet. Secondé par sa femme, il exploita au faubourg Saint-Antoine un établissement considérable, situé rue de Charenton, vis-à-vis le couvent des Dames anglaises, dans la maison où demeurèrent après lui son fils et son petit fils. Un de ses livres de commerce, recueilli par la Bibliothèque Nationale, montre qu'il fabriquait toutes sortes de meubles ordinaires et de luxe. Pierre II, fils et successeur du précédent, eut encore plus de renommée que son père. Né en 1701, il épousa une demoiselle Orry ou Horry qui lui donna un fils unique et mourut en 1734. Cinq ans plus tard, on le trouve établi comme fabricant et marchand de meubles, rue de Charenton, vis-à-vis le couvent des Dames Anglaises, déjà nanti d'un honnête aisance et propriétaire de l'immeuble où il travaillait. Les archives de la Seine conserve un gros registre soigneusement écrit de sa main, dans lequel il mentionna depuis cette époque tous les paiements faits à ses fournisseurs, avec l'adresse de chacun d'eux, souvent la liste de leurs ouvrages et parfois les noms de personnes qui en avaient passé commande. Dès 1740, il travailla pour les Menus-Plaisirs et le Garde-Meuble royal, il fournit Madame de Pompadour, le Prince de Soubise, les chanceliers d'Aguesseau... Migeon s'approvisionnait chez plus de 250 artisans parmi lesquels on trouve Jacques Dubois, Criaed, Canabas, R.V.L.C., Mondon, Macret... Les
Ebénistes du XVIII° siècle. Comte François de
Salverte. Vanoest, Les éditons d'Art et d'Histoire. Paris 1953,
quatrième édition.
Bernard MOLITOR ( circa 1730 , 1833) Reçu Maître
le 26 octobre 1787.
Philippe Poirié Neveu du menuisier Noël Poirié (mort en 1753) fut reçu maître le 23 octobre 1765. Il s'installa rue de Charenton à Paris, dans le quartier des ébénistes. Il travailla à la même enseigne que son oncle "au Poirier" jusque vers 1788. Ses sièges de style Louis XV sont de qualité courante. Ceux de style Louis XVI sont très souvent marqués par le style Transition des années 1770. Il utilisa fréquemment le dossier en médaillon. Bill Pallot Le Mobilier
du Musée du Louvre Tome II Editions Faton 1993
Philippe-Joseph PLUVINET, menuisier parisien, reçu Maître le 14 juillet 1754, s'établit peu après rue de Cléry, où il exerça jusqu'à sa mort, survenue en mai 1793. Il s'est distingué dans la fabrication de sièges de luxe. Louis-Magdeleine PLUVINET, sans doute le fils du précédent, obtint ses lettres de Maîtrise le 19 avril 1775 et prit un atelier pour son compte dans la même rue de Cléry. Il mourut entre 1782 et 1785. Les travaux signés de sa marque ne le cèdent en mérite à ceux de Philippe Pluvinet. Comte
François de Salverte, Les Ebénistes du XVIII°siècle
Il fut reçu Maître-menuisier en 1750 et s'installa rue Poissonnière. Il déposera son bilan en 1780 mais ne se retira des affaires que vers 1788. Son œuvre est stylistiquement très proche de la production de Nicolas Heurtaut et de Louis Delannois. Il participe activement à
l'évolution du néo-classicisme dans le siège parisien
entre 1760 et 1775.
Pierre Roussel né
à Paris en 1723, mort le 7 juin 1782, il était le fils d'un
compagnon ébéniste, il acquit la maîtrise le 21 août
1745, devint juré de sa communauté en 1762, député
de ce corps en 1777, syndic adjoint en 1779 et syndic en charge l'année
suivante, Il exerçait rue de Charenton vis à vis la rue Saint-Nicolas
sous l' Image de Saint- Pierre, son patron. Après d'assez modestes
débuts, il réussit à donner une grande extension à
son commerce, et devint un ébéniste fameux (un des premiers
de la capitale) dont les productions sont aussi nombreuses que variées
et témoignent d'une grande fécondité d'imagination
et d'un talent très sûr; il a traité avec un égal
bonheur tous les meubles les plus divers. Il reçut des commandes
du Prince de Condé pour le Palais Bourbon et le Château de
Chantilly. A sa mort sa veuve prit la gérance de l'établissement
aidé de ses deux fils, Pierre-Michel reçut maître le
28 août 1766 et Pierre dit le jeune reçut maître le
13 août 1771.
Claude Turcot, maître menuisier à Paris, travaillait rue Saint-Nicolas dans la première moitié du règne de Louis XV. En 1742, il porta plainte pour le vol d'une table en beau bois de noyer qu'il avait retrouvé chez un ébéniste du voisinage, portant une marque pareille à celle que l'on pouvait voir sur d'autres tables dans son chantier. Pierre-Claude, fils du précédent, paraît s'être donné aussi à des travaux d'ébénisterie commune. Reçu maître le 23 juillet 1734, il se maria l'année suivante et s'établit rue de Charonne, au coin de la rue de Lappe, où il continua d'exercer jusqu'en 1782, date de sa mort. Les Ebénistes
du XVIII° siècle. Comte François de Salverte. Vanoest,
les éditions d'Art et d'Histoire. Paris 1953, quatrième éditon.
Roger VANDERCRUSE dit LACROIX (1728-1799) Roger Vandercruse né
en 1728, d’un père ébéniste ouvrier libre dans le
faubourg saint-Antoine. Sa famille est liée avec Oeben, Riesner,
Guillaume, Levasseur, Pioniez et Marchand. Il est reçu maître
en 1749. Il se marie en 1750. En 1755, il reprend l’affaire de son père
et estampille ses meubles R.V.L.C., pour Roger Vandercruse, francisé
en Lacroix ou Delacroix. Il livra des meubles au marchand-ébéniste
Pierre II Migeon, à Joubert, à Poirié. R.V.L.C. excella
dans la production de commodes, bonheur-du-jour et petites tables. Il livra
des meubles à la couronne comme la commode pour la Comtesse de Provence
à Fontainebleau en 1771. On retrouve ses oeuvres dans la collection
du Duc de Roxburgh, la Collection Wildenstein, la Collection Lurcy, la
collection Alfred de Rotschild et de nombreux musée comme le musée
du Petit Palais, Waddesdon Manor,...
Bernard I VanRisamburgh, d’origine néerlandaise, s’installe à Paris avant 1696 et fonde une dynastie d’ébénistes qui s’éteindra en 1800: •Bernard I VANRISAMBURGH
(meurt en 1738)
Bernard I VANRISAMBURGH, est reçu maître avant 1722. Il se spécialisa dans la production de cartels, pendules et régulateurs en marqueterie Boulle. Bernard II VANRISAMBURGH, est le plus connu de la famille. Il obtint la maîtrise en 1730. Il estampillait B.V.R.B.. Il travailla pour le roi du Portugal puis pour les grands marchands-merciers parisiens comme Hébert puis Lazare Duvaux et Poirié, se spécialisant dans les meubles de luxe en marqueterie de bois, laque et porcelaine. Sa grande spécialité fut le meuble orné de laque du Japon comme la commode livrée en 1737 pour la reine à Fontainebleau. Il fournit de nombreux meubles à la couronne comme le secrétaire-bibliothèque pour le Trianon en 1755 (actuellement au musée du Mans). Bernard III VANRISAMBURGH,
fils de Bernard II, racheta à son père le fond d’ébéniste
ainsi que les meubles en stock. Il semble avoir été avant
tout sculpteur et auteur de modèles de bronze doré et se
consacra essentiellement à cette profession après 1775. Une
série de meubles néoclassiques, daté d’après
1765 et estampillés B.V.R.B prouve qu’il continua à utiliser
l’estampille de son père. Il s’agit de meubles en laque du Japon
comme la commode à vantaux de la collection Frick.
Ébéniste
originaire de la Rhénanie, Weisweiler vint à Paris et s’installa
au 67, rue du Faubourg saint Antoine. Il se maria en 1777 et obtint sa
maîtrise en 1778. Ses meubles de luxe étaient vendus par l’intermédiaire
des Marchands-merciers Daguerre et Julliot. Il travailla avec Riesner,
Beneman. Ces meubles sont de très grande qualité, utilisant
peu la marqueterie, préférant utiliser les jeux de placage
sombre, ébène et acajou. Sa production se compose essentiellement
de commodes à ventaux appelées « à brisure »,
de secrétaire en cabinet, de meubles à mécanique,
de consoles et de petits meubles ( comme les guéridons à
piétement en colonnette en bronze imitant le bambou). Il produisit
des meubles pour la couronne comme le secrétaire pour le cabinet
intérieur de Louis XVI à Versailles ou la table en laque
du Japon pour le cabinet intérieur de Marie-Antoinette à
Saint-Cloud. De nombreux musées possèdent des oeuvres de
Weisweiler, comme le Louvre ou le Metropolitan museum et des Collections
comme la Wallace Collection, celle du roi de Suède, celle de la
reine d’Angleterre....
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