Bellange
Les BELLANGE sont une famille d’ébénistes qui exerça à la fin du XVIIIe et au XIXe siècle.
Pierre Antoine :
Il est né probablement vers 1760 et mort en 1844. Il a tenu une place éminente parmi les représentants de l’art industriel au commencement du XIXe siècle.
Il obtint comme menuisier sa maîtrise en 1788.
Établie rue Neuve-Saint-Denis, il se vouait à la production des bois de lots et de sièges.
Pour le comte des Cars, il exécuta notamment un curieux lit à trois dossiers, avec une riche ornementation de volutes et coquilles, ce qui prouve que le « goût moderne » en honneur sous Louis XV garda des adeptes jusqu’à la fin de l’ancien Régime.
Sous la Révolution, Bellangé, manquant de travail, voulut élargir le champ de son activité et décida d’entreprendre toutes sortes d’ébénisterie ce qui donna un nouvel essor à son commerce après la tourmente (concours d’habiles ouvriers…).
À la fin de l’année 1811, il devint fabricant breveté du Garde Meuble impérial. Bellangé conserva les mêmes fonction sous le règne de Louis XVIII, durant lequel il meubla le pavillon de Saint-Ouen ; il fut attaché par Charles X à la direction générale du mobilier de la Couronne et nommé par Louis-philippe « ébéniste du roi », titre qu’il garda jusqu’à sa mort.
Cet ébéniste n’avait apparemment pas pour habitude de signer ses meubles. Jusqu’à présent on n’a trouvé son estampille que sur un nombre assez restreint de sièges en acajou.
Alexandre-Louis (1799-1863):
Fils de Pierre-Antoine, il succéda à son père et fut l’un des principaux fournisseurs de la Monarchie de Juille.
Il possédait deux ateliers aux productions différentes, l’un se consacrant aux pièces en acajou, l’autre produisant des meubles dans le genre de Boulle ou à mosaïque à support de laque décorés de porcelaines et de bronzes, inspirés de style ancien, Louis XIV et néo-gothique.
De ses ateliers provient un cabinet, orné de bronzes dorés et de plaques en porcelaine de Sèvres qui fait partie du mobilier du roi d’Angleterre au château de Windsor.
